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Le cauchemar _ Hommage à M. Antonin Coulomb

  • Photo du rédacteur: Vickii
    Vickii
  • 25 déc. 2021
  • 2 min de lecture

Le Cauchemar Un jour qu'il faisait nuit,et que,debout,couché je dormais dans mon lit,sur un arbre perché, j'aperçus tout à coup en fermant ma paupière, au travers du soleil une noire lumière, qui par l'éclat brillant de son obscurité répandait dans ma chambre une sombre clarté. Chaussé de mon bonnet,coiffé de mes galoches, je m'habillai tout nu les deux mains dans les poches, puis attelant mon char à mes quatre chevaux, d'un noir couleur de neige,et d'un blanc de pruneaux pédestrement assis je monte en équipage, et dans les airs,traverse mont-blanc à la nage. Mes coursiers fatigués se dressent sur le flanc immobiles d'ardeur prennent le mors aux dents, et couchés sur le dos,galopant ventre à terre font en droite ligne le tour de l'atmosphère. Comme un phaéton dans l'Eridan tombé je parcourrai le ciel sur un char embourbé. Il faisait un tel froid que les rayons solaires. me rôtissaient la peau sur le cercle polaire et que je fût contraint faute de cache-nez de me mettre bras nus,pour avoir chaud aux pieds. Mon Grand-père naquit trois jours après mon père, et moi je vis le jour quinze ans avant ma mère. De mon frère cadet,bien que moins vieux que lui je fût encore l'aîné. Ma soeur qui par hasard, ne vint jamais au monde,était par sa douceur une autre Frédégonde. De la postérité tu vois en moi le fils, enfant de la discorde engendré par Thémis. Dans un combat naval qui fût livré sur terre, je fis deux prisonniers, l'éclair et le tonnerre. Armé de mon fusil je pris avec ma ligne d'un seul coup de filet,trois cent vaisseaux de ligne. Seul avec cent soldats je vainquis un héros qui mordait la poussière étalé sur le dos. Dans les airs je luttais contre un lion vivant, bien qu'il fut mis à mort,un siècle auparavant. Tout à coup,un pygmée aux formes gigantesques, qui d'une poule avait les airs chevaleresques s'approche loin de moi et de ses yeux fermés me regardant en face,ta bourse me dit-il ou sinon je t'embrasse! Il s'enfuit, me mettant le collet sur la main, puis,tout à coup enfourchant son chameau le devant par derrière, la bride dans un pied, la main à l'étrier le fourreau dans l'épée, il vient me défier,c'est alors que le nez me monte à la moutarde,de ma blague à tabac je sort une hallebarde,et de l'arme empoignant le milieu par un bout, je l'ajuste si bien que je manque mon coup ! Il riposte et me lance en guise de tendresse son pied à la figure,au défaut de la fesse,à la renverse alors,tombant sur les deux pieds je lui porte,par derrière,un grand coup sur le nez mais trop reconnaissant de mon présent de noces il me flanque à la tête,un grand trou qui fait bosse. Sentant mon pâle front se couvrir de rougeur, ainsi qu'un tourtereau transporté de fureur. Armé de mon grand sabre je prends mon pistolet pan,feu, l'amorce rate et du cerveau en l'air, lui fait sauter la rate. C'est ainsi que soudain,de plaisir attristé mon héros rendit l'âme en parfaite santé.


Antonin Coulomb


En hommage aussi , à ma grand-mère qui me récitait cette histoire.


 
 
 

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