top of page

Anahé

  • Photo du rédacteur: Vickii
    Vickii
  • 4 déc. 2019
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 oct. 2021

Tous les passants traversaient la route et ne pouvaient s’empêcher de la dévisager et de lui renvoyer une image d’elle vraiment surprenante. Elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle était. Autour d’elle, de grands building alignés le long d’une immense avenue.

Mais où était-elle? Elle continuait d’avancer dans la direction dans laquelle elle se trouvait déjà. Après quelques pas, elle se vit dans le reflet de la vitre sans tain. Elle était nue! Mais quelle surprise! Que faisait-elle là? Nue , comme ca, devant tout le monde!

Impossible de le savoir. Elle était envahie par un sentiment de honte absolue. Elle savait maintenant pour quelle raison les gens la dévisageaient ainsi. Tous ces gens pressés, ces anonymes qui déferlaient dans l’avenue et qui s’étonnaient qu’une femme nue se balade ainsi en pleine rue.


Bon, il était nécessaire de trouver comment se couvrir. Des journaux , des vieux draps… elle ne trouvait rien qui convienne. Elle allait alors reprendre son histoire dès le début. Mais qui était-elle? Elle n’en avait absolument aucune idée… mais alors, aucune idée. Elle ne se souvenait vraiment plus de rien. C’était étrange, déconcertant et cette nudité qui venait s’ajouter à un énorme sentiment de honte. Elle entendit au loin:

 - Nathalie! Nathalie!

Ce cri se rapprochait petit à petit d’elle quand soudain, une main solide s’empara de son bras.

— Nathalie, dit-il, tu ne peux pas rester comme ça ! Rentre, je te dis.

Qui était cet homme qui semblait pourtant la connaître ? Nathalie? Elle s’appelait vraiment Nathalie? Ce prénom ne lui plaisait pas du tout. Mais alors, pas du tout.

‘Pourquoi devrais-je m’appeler Nathalie? pensa-t-elle. Cet homme doit faire une erreur.

Murée dans son silence, elle ne répondit rien. Le bras de cet homme la tenait toujours fermement. Elle sentit qu’il ne la lâcherait pas de toute façon alors elle cessa d’avancer pour se retourner et voir qui se tenait derrière elle.

- Qui êtes-vous? Et à quoi jouez-vous, Monsieur?

- Mais Nathalie, c’est moi! C’est moi, Thomas!

Elle le regardait d’un œil étrange… Qui était cet individu dont le prénom ne lui plaisait pas trop non plus?

- Je ne connais pas de Nathalie, je ne connais pas de Thomas et je ne sais pas qui vous êtes.

— D’accord, mais j’aimerais bien vous aider, répondit Thomas. Comment-vous appelez-vous?

Elle réfléchit un instant en fronçant les sourcils et répondit enfin:

- Je ne sais pas comment je m’appelle… mais non, non, non, je ne m’appelle pas Nathalie!

- Bon, reprit Thomas, Madame, vous êtes nue en pleine avenue, je propose de vous aider un peu et de vous emmener dans un endroit où vous trouverez des habits. Êtes-vous d’accord pour me suivre?

En réalité, elle n’avait pas vraiment d’autres alternatives… Cet homme semblait l’avoir reconnue même s’il s’était forcément trompé de prénom.


Elle accepta de se diriger vers la voiture. L’homme qui s’appelait soi-disant Thomas avait couvert sa pudeur à l’aide de son manteau. Il lui avait déposé en cape sur les épaules.

‘Il a l’air gentil, se dit-elle.’

Pendant tout le trajet en voiture, personne ne parlait. On n’entendait que le bruit du moteur.

La voiture s’engagea dans l’allée d'un jardin très bien entretenu. Le soi-disant Thomas la fit entrer dans une magnifique maison et lui indiqua une chambre dans laquelle elle devrait trouver des vêtements à sa taille.

Elle n’avait rien à perdre et elle était quand même toujours aussi dévêtue… Elle accepta de jeter un œil dans cette pièce où des habits l’attendaient. En poussant la porte, elle vit un magnifique lit à deux places ainsi qu'une grande armoire. De nombreuses photos étaient accrochées au mur. Impossible pour elle de ne pas s'approcher de plus près.

Sur les photos, elle vit l’homme qui venait de l’escorter et se reconnut à ses côtés. Ils étaient souriants et semblaient former un couple uni.

Toujours bizarre… Elle ouvrit la grande armoire et y trouva toutes sortes de vêtements, Robes, tuniques, pantalons, écharpes et bijoux. Elle choisit une robe et l’enfila. Au dessus de la tringle de l’armoire elle devina une petite boite. Intriguée, elle se hissa sur la pointe des pieds pour l’attraper.

Quand elle ouvrit la boite, La petite musique de nuit de Mozart se déclencha. Une petite ballerine se mit à tourner sur elle-même, en même temps que la musique.

Quelque chose d’extrêmement douloureux lui poignarda le ventre! Une douleur si aiguë!

Elle était submergée par des émotions terribles, indissociables.

- Anahé, cria-t-elle. Anahé! Anahé! Elle criait de plus en plus fort. ANAHÉ!!!

Thomas couru dans l’escalier.

- Anahé! Mais où est-elle? Où est-elle? Je veux voir mon bébé!

Thomas la serra dans ses bras et lui répondit:

- Anahé nous a quittés, ma chérie. Elle n’est plus parmi nous mon amour.

Nathalie éclata en sanglot. Thomas la prit dans ses bras: elle pleurait sans pouvoir s’arrêter.

- Il faut tu l’acceptes ma chérie, Anahé est partie. On n’a rien pu faire. Elle a été rappelée là-haut.

Nathalie couru dans la pièce en face de la chambre et vit un joli berceau au centre d'une chambre préparée avec soin.

- Non! C’est faux, archifaux! Vous racontez n’importe quoi!

Ses jambes flanchaient, elles s’effondra au sol en criant et en pleurant: ANAHÉ!!!





 
 
 

Commentaires


Post: Blog2_Post

Formulaire d'abonnement

Merci pour votre envoi !

  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn

©2019 par Les mondes de Vic. Créé avec Wix.com

bottom of page